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Le Tessin en bus VW / camping

La situation sanitaire actuelle nous oblige à repenser nos vacances. Du coup, nombreux sont celles et ceux qui restent en Suisse, et qui cherchent un peu de climat méditerranéen sur sol helvétique. Alors go pour le Tessin!

Je ne pensais pas que mon article précédent allait être autant consulté. J’y ai listé des endroits que j’aime au Tessin et que j’ai découvert lors de mon dernier séjour en janvier 2021. Je me réjouirais de découvrir de nouveaux endroits grâce à vos aventures! Sharing is caring.

Puisque beaucoup partent au Tessin avec un bus pour camper, voici quelques conseils, ou expériences que nous avons faites nous-mêmes – à partager pour concilier au mieux vacances confortables et adorables et en tenant compte du tourisme local, de la population et de la faune et de la flore, tout comme de la législation en vigueur.

Camper en mode sauvage (donc pas sur une place de camping payante) est interdit dans beaucoup de vallées du Tessin. L’interdiction est communale, pas cantonale (à ce jour du moins!). Elle est également saisonale (l’été, c’est plus compliqué). Le TCS donne des informations à ce propos, sans pour autant faire un résumé de toutes les communes interdisant le camping sauvage – du coup, c’est compliqué. C’est en fait quasiment impossible de savoir quelle commune autorise ou interdit le camping sauvage. Il faudrait passer au bureau communal, ce qui n’a jamais pu être fait dans notre cas.

Tout d’abord. Camper est un terme quelque peu abstrait. Qu’est-ce que camper? Est-ce que camper c’est aussi parquer une voiture en dehors de places de parc prévues à cet effet, et y dormir dedans, sans pour autant sortir les chaises longues et le grill? Ce concept est flou, donc il faut être prudent et bien s’informer.

Du coup, comment faire pour camper dans des endroits loin de tout, sans pour autant recevoir une amende?

Il y a plusieurs applications, notamment park4night qui géolocalise des endroits bien précis où d’autres campeuses et campeurs ont passé la nuit. Des endroits où il est légal d’y camper, mais aussi des endroits où il n’est pas légal de passer la nuit. Il y a cette nouvelle plateforme place to bee qui recense des places près de fermes, spécialement prévues pour le camping “sauvage”. Vous connaissez d’autres applications?

Il y a des campings très cool au Tessin, immenses, dans la nature, où l’on est assez seul. J’ai beaucoup aimé le camping d’Aquarossa par exemple. Une fois encore, le TCS a une liste de camping assez longue. Les campings permettent d’avoir toute l’infrastructure à disposition, c’est agréable.

Il y a des endroits privés, où, lorsque l’on demande, on a le droit d’y passer la nuit. On ne peut jamais le savoir en avance, ce qui nécessite un peu de flexibilité et pas d’attentes trop hautes. C’est ainsi que nous avons dormi dans la Valle di Muggio devant une maison, surplombant la vallée, dans un pré, près d’une fontaine, d’une poubelle et d’une petite forêt. Dans le village, il y avait une épicerie et un café. Des détails qui ont leur importance, car en camping sauvage, surtout avec un bus VW, on a pas de toilettes par exemple. Donc il faut trouver des alternatives qui prennent en compte également ces aspects-ci, afin de préserver l’environnement (et ne pas se délecter dans les rosiers de la place du village, ce qui est généralement peu apprécié).

Il y a d’autres endroits privés: des parkings des restaurants, d’auberges de vallées (isolées!), des bords de champs (potentiellement éviter d’utiliser les cales, qui s’enfoncent dans la terre et abîment le terrain, utilisé pour des cultures), en bordure de fermes. Nous avons toujours demandé la permission d’y passer la nuit. C’est une question de respect, mais aussi, bien égoïstement, de stratégie pour passer une nuit tranquille sans avoir la boule au ventre.

Il y a les parkings de cols et de remontées mécaniques / télécabines également. Des endroits plutôt calmes en soirée où l’on trouvera souvent de l’eau, voire des toilettes. Un exemple: le col du Lucamagno: interdiction de camper côté Tessin, autorisé côté Grisons. Pas besoin de beaucoup se renseigner, ça se voit sur place!

Hors-saison, on a plus de chance de pouvoir se parquer près dans un village, près d’une église, près d’une ferme. Donc on évite Pâques, juillet et août. Notamment.

Personnellement, j’apprécie beaucoup de pouvoir dormir sur une parcelle privée, que ce soit un restaurant, une ferme ou une habitation, car cela me permet de rentrer en contact avec les habitants. C’est toujours très sympa de pouvoir manger dans un restaurant et de pouvoir dormir ensuite dormir sur le parking, en bordure.

Depuis deux ans, j’emmène toujours des petits cadeaux gourmands pour les propriétaires de lieux sur lesquels nous passons la nuit. Je les dépose dans la boîte aux lettres ou les donnent en main propre.

La règle d’or en camping sauvage: ne pas trop s’étaler, respecter l’environnement (tant la faune, la flore que l’environnement social) et ne rien laisser derrière soi.

Je me réjouis de lire des commentaires ou de recevoir vos astuces durables et honnêtes pour camper au Tessin – ou ailleurs en Suisse!

PS: deux astuces encore: l’eau, on en trouve dans tous les cimetières de Suisse. Les besoins, on les enterre ou on les ramasse avec un sachet pour crottes de chien, qu’on ne dépose pas dans la nature, mais qu’on met dans une poubelle.

Posted in Rencontres, Voyages-Voyages

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